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ImageJean-Claude Schotte: Freud, un indispensable étranger : Still lost in translation 1. France : BoD, 2015


Freud. Encore une fois ! Avec conviction. Et non sans plaisir - compliqué, et contradictoire parce qu’humain, le seul possible ainsi que l’apprend l’œuvre de Freud. Aucun clinicien, psychanalyste ou non, ne devrait prétendre se passer de cette œuvre, peu à la mode. Car Freud n’a cessé de questionner la chose à laquelle ce clinicien est confronté chaque jour, du moins s’il se le permet au lieu de formater ses rencontres : la Lust et l’Unlust, éprouvées par un sujet dont le fonctionnement psychique ne saurait être réduit à ses seuls aspects économiques. Il faut donc restituer celles-ci entièrement, en résistant à tout réductionnisme naturaliste. Freud, héritier paradoxal de la modernité inaugurée par Descartes, a en effet dû se rendre à l’évidence : le sujet n’est pas « maître et possesseur » de lui-même, et il faut bien qu’il le supporte, n’en déplaise aux tenants actuels du pragmatisme technique.

Par ailleurs, s’il faut passer par Freud, c’est pour s'en passer, à certains égards. Qui bene amat, castigat. Freud est un auteur qui mérité d’être contredit et questionné. Et l’on ne saurait s’approprier son œuvre de manière durable sans traduction. Celle-ci est entreprise ici à partir des œuvres de Michel Foucault, qui s’oppose à la trop évidente vérité sexuelle du sujet, et de Jean Gagnepain, qui permet en outre de formuler une authentique axiologie, délestée de ses présupposés freudiens, trop sociocentriques.

Aussi, ce livre est-il à prendre pour le premier tome d’une série intitulée Still lost in translation, consacrée à une relecture de l’Œdipe tyran de Sophocle. La vérité du héros tragique, très différent de l’Œdipe freudien, apparaît dans l’exercice du pouvoir par un héros éphémère, mortel, institué à la manière du « tyrannos » antique, et appelé à sauver la cité d’une injustice en se perdant lui-même.

Chez l'éditeur ...>>


ImageRobert Heim, Emilio Modena (Hg.): Jacques Lacan trifft Alfred Lorenzer. Gießen: Psychosozial-Verlag, 2015

Jacques Lacan (1901–1981) und Alfred Lorenzer (1922–2002) gehören zu den charismatischen Gestalten der Psychoanalyse nach Freud. Sie haben ein wissenschaftliches Erbe hinterlassen, von dem die Psychoanalyse noch heute lebt und mit dem sie ihre Aktualität als Theorie und klinische Behandlungsmethode bekräftigt.
Beider Werk ist von den Krisen und Brüchen des 20. Jahrhunderts geprägt: Sie haben die wissenschaftlichen und intellektuellen Strömungen ihrer Zeit in ein psychoanalytisches Denken aufgenommen, das nie einen komfortablen Frieden mit einer kapitalistischen Welt zu machen bereit war.
Gegen die Tendenz des Rückzugs auf selbstreferenzielle Ansätze in der zeitgenössischen Psychoanalyse bringen die Autorinnen und Autoren dieses Buches Lacan und Lorenzer in einen nachträglichen Dialog. Das Aufeinandertreffen dieser kritischen Theoretiker des Subjekts betont Differenzen ihrer Denkpositionen, schlägt aber auch Brücken.

Mit Beiträgen von Robert Heim, Hans-Dieter König, André Michels, Emilio Modena, Ulrike Prokop, Marianne Schuller, Thierry Simonelli und Peter Widmer



Leseprobe ...>>


ImageJean-Claude Schotte: Méditations, cartésiennes et anti-cartésiennes - Still lost in translation 2. France : BoD, 2015

L'Oedipe de Freud n'a pas convaincu les hellénistes, même s'il reste pertinent pour les cliniciens psychanalystes, par-delà toutes les critiques plus ou moins légitimes. Comment expliquer que Freud n'ait pas pu lire ce qui crève pourtant les yeux dans l'Oedipe tyran de Sophocle, traversé de part en part par la question du pouvoir que des mortels se disputent et partagent dans la cité ?

Pour répondre à cette question, ce livre, le volume 2 d'une série intitulée Still lost in translation, se propose d'examiner la position paradoxale que Freud occupe par rapport à l'héritage cartésien.

En cherchant à établir des évidences apodictiques, Descartes initie une seconde vague de la modernité, en nette rupture par rapport à la première, humaniste. En délimitant le contour de nouvelles disciplines chargées d'étudier les substances cogitante et étendue, il rejette la tradition aristo-télicienne, et il écarte la praxis des mortels vivant dans la cité de ses réflexions sur l'homme.

Freud n'est pas Descartes, bien sûr. Les phénomènes qui l'intéressent, sont grevés d'une incertitude contradictoire qui peut virer à la folie. Son sujet clivé, habité par plusieurs volontés irrémédiablement en conflit, est une des figures majeures de la pensée anthropologique récente. Mais cela n'empêche pas que Freud se trouve en un rapport de contre-dépendance à l'égard du même Descartes.
Il le contredit, sans toutefois réintroduire ce que le philosophe a évacué : la question du pouvoir à (re)distribuer, celle qui occupe justement la pensée antique. Le présent livre se termine par quelques réflexions d'ordre méthodologique et épistémologique, juste ce qu'il faut pour faire comprendre à partir d'où l'auteur du présent livre parle, l'anthropologie clinique de Jean Gagnepain.




ImageJean-Claude Schotte: D'un Oedipe à l'autre, de Freud à Sophocle - Still lost in translation 3. France : BoD, 2015

Oedipe roi ? Non, Oedipe tyran. Expliquer cela, voilà le but du volume 3 de Still lost in translation, le dialogue critique d'un clinicien avec l'ouvre de Freud. La pièce de Sophocle est célèbre, grâce à Freud notamment, qui l'a pourtant mal lue selon les hellénistes. Et ils ont raison.
L'Oedipe de Sophocle est un héros légendaire, réactualisé dans le contexte d'une fiction dionysiaque représentée dans la cité démocratique.
"Tyrannos" au sens historique du mot, il est investi d'un pouvoir d'exception dont il n'a pas hérité, qui lui est prêté par le peuple au nom des services qu'il rend à leur cité en danger de mort. En s'appuyant sur son savoir, il joue son rôle dans un système d'obligations et compte transmettre son pouvoir. Et il devrait en tant que tel intéresser non seulement l'helléniste mais aussi le sociologue clinicien qui essaiera de comprendre à la manière de Jean Gagnepain, par le biais des psychoses, non pas l'institution de l'alliance qu'éclairent les perversions, mais celle du métier.
Par ailleurs, ce héros ne manque pas de construire une identité sexuelle par principe incomplète parce que transformée par une défaillance. Il est capable de renoncer à une part de plaisir sexuel, incestueux. Sa vérité est du côté de la mort, pas du sexe. Et elle est tragique. Oedipe rétablit la justice exigée par Apollon, mais il se perd, malgré lui, et tout autant à cause de lui-même, insensible à la mesure d'autrui jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
Il réalise l'inceste et le parricide qu'il a voulu éviter. Et il paie cher sa poursuite passionnelle et méthodique de la vérité qui apparaît enfin, catastrophique. L'"hybris", estime le choeur, engendre le "tyrannos". Voilà de quoi intéresser à l'avenir un autre clinicien, l'axiologue, qui veut comprendre, par le biais des névroses et des psychopathies, comment tout plaisir et déplaisir s'humanisent.





ImageThierry Simonelli, Siegfried Zepf: Verstehen und Begreifen in der Psychoanalyse. Gießen: Psychosozial-Verlag, 2015

Seit den 1990er Jahren erfährt die Psychoanalyse aufgrund der Professionalisierung der Psychotherapie eine immer stärker werdende Reduzierung auf die Psychotechnik. Die praktisch-theoretische Dialektik, aus der die Psychoanalyse Freuds entstand, wird dadurch aufs Empfindlichste gestört.

Alfred Lorenzer gehörte zu den Analytikern der Nachkriegszeit, die nach Lösungen für das von Habermas postulierte »szientistische Selbstmissverständnis« der Psychoanalyse suchten. Geprägt von der Diskussion über den wissenschaftlichen Stellenwert der Psychoanalyse versuchte er die Rolle der Psychoanalyse in der Gesellschaft und ihr Verhältnis zur Soziologie neu zu überdenken. Die Beiträger widmen sich den verschiedenen Aspekten von Lorenzers Ansätzen, entwickeln diese weiter und zeigen neue zeitgemäße Perspektiven auf.

Mit Beiträgen von Helmut Dahmer, Sebastian Hartmann, Hans-Dieter König, Alfred Lorenzer, Bernd Nissen, Gunzelin Schmid Noerr, Thierry Simonelli, Hans-Volker Werthmann und Siegfried Zepf




.Hans Füchtner: Individuelle und gesellschaftliche Verwahrlosung. Psychoanalytische und sozialpsychologische Diagnosen. Wien: Litt Verlag, 2015

Das für eine wissenschaftliche Erörterung des Begriffs Verwahrlosung grundlegende Werk von August Aichhorn ist in der psychoanalytischen Theorie weitgehend verlorengegangen. Füchtner zeigt, wie damit auch der erwachsene Verwahrloste verschwunden und durch den Psychopathen ersetzt worden ist.

Desgleichen dass Verwahrlosung in allen Schichten der Gesellschaft zu finden ist. Die gesellschaftskritische Nutzung des psychoanalytischen Verwahrlosungsbegriffs erweist sich als fruchtbar für das Verständnis aktueller individueller, kollektiver und gesellschaftlicher Verwahrlosung.

Prof. Dr. phil., habil. Hans Füchtner, ist emeritierter Professor für Sozialisation und Sozialpsychologie des Fachbereichs Sozialwesen der Universität Kassel.




BlogDenis Forest : Neuroscepticisme. Paris : Les Éditions d'Ithaque, 2014

Que croire de ce que les neurosciences prétendent avoir découvert, touchant non seulement l’esprit (la question ultime), mais même le cerveau (la question préalable) ? Denis Forest répond ici en suivant la voie la plus ardue. Il ne réfute pas l’idéologie neuroscientiste et ses usages intéressés. Il ne se moque pas non plus de la prolifération des sciences ou des pseudo-sciences en neuro- (neuro-économie, neuro-esthétique, etc.). Il examine argument par argument, protocole expérimental par protocole expérimental, les méthodes et les résultats des neurosciences se faisant. Avons-nous donc de bonnes raisons d’être neurosceptiques et, si oui, lesquelles ?

Car si neuroscepticisme il y a, il se décline en quatre questions. La première est technique : quelle confiance accorder à l’imagerie cérébrale ? La seconde est conceptuelle : les neurosciences contribuent-elles réellement à la connaissance de l’esprit ou, à l’inverse, reposent-elles sur un contresens sur sa véritable nature ? Les deux autres soulèvent des enjeux de principe. Peut-on traiter du cerveau en le détachant du reste du corps ? Enfin, peut-on concevoir « l’homme cérébral » sans le subordonner en définitive à l’homme social ?

Alliant l’érudition scientifique la plus actuelle à une conscience aiguë des perspectives raisonnables d’un programme de recherches aussi complexe que celui des neurosciences, Denis Forest nous fait pénétrer dans la cuisine du savant : du réglage des instruments au choix calculé des hypothèses, de ses antécédents historiques oubliés à sa philosophie spontanée. Il en ressort un tableau riche et contrasté de l’esprit-cerveau, où les généralisations abusives ne diminuent en rien l’importance de faits profondément troublants. Ce naturalisme éclairé enrichit substantiellement nos conceptions de l’homme et de la science.
Denis Forest accomplit là un geste fondateur pour l’épistémologie des neurosciences et c'est là, sans conteste, le premier travail à se saisir de la problématique dans son entièreté.»

Denis Forest
est professeur à l’Université Paris-Ouest, où il enseigne la philosophie de l’esprit, ainsi que l’histoire et l’épistémologie des neurosciences, de la psychologie et de la psychiatrie.






 

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27 avril 2016


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Nouvelles publications :

Jean-Claude Schotte: Freud, un indispensable étranger : Still lost in translation 1. France : BoD, 2015

Jean-Claude Schotte: Méditations, cartésiennes et anti-cartésiennes - Still lost in translation 2. France : BoD, 2015

Jean-Claude Schotte: D'un Oedipe à l'autre, de Freud à Sophocle - Still lost in translation 3. France : BoD, 2015

Thierry Simonelli, Siegfried Zepf: Verstehen und Begreifen in der Psychoanalyse. Gießen: Psychosozial Verlag, 2015

Hans Füchtner: Individuelle und gesellschaftliche Verwahrlosung. Psychoanalytische und sozialpsychologische Diagnosen. Wien: Litt Verlag, 2015

Denis Forest : Neuroscepticisme. Paris : Les Éditions d'Ithaque, 2014

Pierre-Henri Castel : Pervers, analyse d’un concept suivi de Sade à Rome. Paris : Les Éditions d'Ithaque, 2014

Siegfried Zepf, Florian Daniel Zepf, Burkhard Ullrich, Dietmar Seel: Ödipus und der Ödipuskomplex. Eine Revision. Gießen: Psychosozial Verlag, 2014

Sabine Mitzlaff, Dietmut Niedecken: Zerstörung des Denkens im Trauma. Frankfurt: Brandes & Apsel Verlag, 2014.



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