La haine en psychanalyse

Montéral : Liber, juin 2018

Ce livre-ci prend source dans le célèbre article de Donald Winnicott, « La haine dans le contre-transfert », qui se décline et retentit : haine des psychanalystes, des psychiatres et des soignants envers leurs patients, haine des mères envers leurs enfants.

Et si la haine n’était jamais si dangereuse que sous la forme de la douceur, du souci et de la prévenance ? Tels sont les paradoxes proposés par Winnicott, dont Masud Khan paya le prix fort. Tour à tour analyste et analysant, l’un affable et complaisant, l’autre exubérant et agressif, tous deux partagent inventivité et créativité.

Ce livre raconte l’aventure commune de ces deux hommes et aboutit à une surprise de taille : au fond de la haine, une poupée. Dans tout ce qu’elle a d’unique et d’excessif, cette histoire n’en illustre pas moins la situation pleine de bruit et de fureur, constructive et destructive, emplie de la haine dont parle le contre-transfert, fil rouge du mouvement et de l’institution analytiques. La psychanalyse, une cure d’amour ? Plutôt une cure de passion, par elle nourrie, la couvant et l’enflammant.

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