 êveries
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Kant
Qu’est-ce que les Lumières ?
(5. décembre 1783)
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1. Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme
de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité,
c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement
(pouvoir de penser) sans la direction d’autrui, minorité dont
il est lui-même responsable (faute) puisque la cause en réside
non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de
décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui.
Sapere aude ! (Ose penser) Aie le courage de te servir de ton propre entendement.
Voilà la devise des Lumières.
2. La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent
qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature
les a affranchi depuis longtemps d’une (de toute) direction étrangère,
reste cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit
facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers. Il est
si aisé d’être mineur ! Si j’ai un livre qui me
tient lieu d’entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience,
un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc.,
je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même.
Je n’ai pas besoin de penser pourvu que je puisse payer ; d’autres
se chargeront bien de ce travail ennuyeux. Que la grande majorité des
hommes (y compris le sexe faible tout entier) tienne aussi pour très
dangereux ce pas en avant vers leur majorité, outre que c’est
une chose pénible, c’est ce à quoi s’emploient
fort bien les tuteurs qui très aimablement (par bonté) ont
pris sur eux d’exercer une haute direction sur l’humanité.
Après avoir rendu bien sot leur bétail (domestique) et avoir
soigneusement pris garde que ces paisibles créatures n’aient
pas la permission d’oser faire le moindre pas, hors du parc ou ils
les ont enfermé. Ils leur montrent les dangers qui les menace, si
elles essayent de s’aventurer seules au dehors. Or, ce danger n’est
vraiment pas si grand, car elles apprendraient bien enfin, après
quelques chutes, à marcher ; mais un accident de cette sorte rend
néanmoins timide, et la frayeur qui en résulte, détourne
ordinairement d’en refaire l’essai.
3. Il est donc difficile pour chaque individu séparément
de sortir de la minorité qui est presque devenue pour lui, nature.
Il s’y est si bien complu, et il est pour le moment réellement
incapable de se servir de son propre entendement, parce qu’on ne
l’a jamais laissé en faire l’essai. Institutions (préceptes)
et formules, ces instruments mécaniques de l’usage de la parole
ou plutôt d’un mauvais usage des dons naturels, (d’un
mauvais usage raisonnable) voilà les grelots que l’on a attachés
au pied d’une minorité qui persiste. Quiconque même
les rejetterait, ne pourrait faire qu’un saut mal assuré par-dessus
les fossés les plus étroits, parce qu’il n’est
pas habitué à remuer ses jambes en liberté. Aussi
sont-ils peu nombreux, ceux qui sont arrivés par leur propre travail
de leur esprit à s’arracher à la minorité et à pouvoir
marcher d’un pas assuré.
4. Mais qu’un public s’éclaire lui-même, rentre
davantage dans le domaine du possible, c’est même pour peu
qu’on lui en laisse la liberté, à peu près inévitable.
Car on rencontrera toujours quelques hommes qui pensent de leur propre
chef, parmi les tuteurs patentés (attitrés) de la masse et
qui, après avoir eux-mêmes secoué le joug de la (leur)
minorité, répandront l’esprit d’une estimation
raisonnable de sa valeur propre et de la vocation de chaque homme à penser
par soi-même. Notons en particulier que le public qui avait été mis
auparavant par eux sous ce joug, les force ensuite lui-même à se
placer dessous, une fois qu’il a été incité à l’insurrection
par quelques-uns de ses tuteurs incapables eux-mêmes de toute lumière
: tant il est préjudiciable d’inculquer des préjugés
parce qu’en fin de compte ils se vengent eux-mêmes de ceux
qui en furent les auteurs ou de leurs devanciers. Aussi un public ne peut-il
parvenir que lentement aux lumières. Une révolution peut
bien entraîner une chute du despotisme personnel et de l’oppression
intéressée ou ambitieuse, (cupide et autoritaire) mais jamais
une vraie réforme de la méthode de penser ; tout au contraire,
de nouveaux préjugés surgiront qui serviront, aussi bien
que les anciens de lisière à la grande masse privée
de pensée.
5. Or, pour ces lumières, il n’est rien requis d’autre
que la liberté ; et à vrai dire la liberté la plus
inoffensive de tout ce qui peut porter ce nom, à savoir celle de
faire un usage public de sa raison dans tous les domaines. Mais j’entends
présentement crier de tous côtés : « Ne
raisonnez pas »! L’officier dit : Ne raisonnez pas, exécutez
! Le financier : (le percepteur) « Ne raisonnez pas, payez ! » Le
prêtre : « Ne raisonnez pas, croyez ! » (Il
n’y a qu’un seul maître au monde qui dise : « Raisonnez
autant que vous voudrez et sur tout ce que vous voudrez, mais obéissez ! »)
Il y a partout limitation de la liberté. Mais quelle limitation
est contraire aux lumières ? Laquelle ne l’est pas, et, au
contraire lui est avantageuse ? - Je réponds : l’usage public
de notre propre raison doit toujours être libre, et lui seul peut
amener les lumières parmi les hommes ; mais son usage privé peut être
très sévèrement limité, sans pour cela empêcher
sensiblement le progrès des lumières. J’entends par
usage public de notre propre raison celui que l’on en fait comme
savant devant l’ensemble du public qui lit. J’appelle usage
privé celui qu’on a le droit de faire de sa raison dans un
poste civil ou une fonction déterminée qui vous sont confiés.
Or il y a pour maintes affaires qui concourent à l’intérêt
de la communauté un certain mécanisme qui est nécessaire
et par le moyen duquel quelques membres de la communauté doivent
se comporter passivement afin d’être tournés, par le
gouvernement, grâce à une unanimité artificielle, vers
des fins publiques ou du moins pour être empêchés de
détruire ces fins. Là il n’est donc pas permis de raisonner
; il s’agit d’obéir. Mais, qu’une pièce
(élément) de la machine se présente en même
temps comme membre d’une communauté, et même de la société civile
universelle, en qualité de savant, qui, en s’appuyant sur
son propre entendement, s’adresse à un public par des écrits
: il peut en tout cas raisonner, sans qu’en pâtissent les affaires
auxquelles il est préposé partiellement en tant que membre
passif. Il serait très dangereux qu’un officier à qui
un ordre a été donné par son supérieur, voulût
raisonner dans son service sur l’opportunité ou l’utilité de
cet ordre ; il doit obéir. Mais si l’on veut être juste,
il ne peut lui être défendu, en tant que savant, de faire
des remarques sur les fautes en service de guerre et de les soumettre à son
public pour qu’il les juge. Le citoyen ne peut refuser de payer les
impôts qui lui sont assignés : même une critique impertinente
de ces charges, s’il doit les supporter, peut être punie en
tant que scandale (qui pourrait occasionner des désobéissances
généralisées). Cette réserve faite, le même
individu n’ira pas à l’encontre des devoirs d’un
citoyen, s’il s’exprime comme savant, publiquement, sa façon
de voir contre la maladresse ou même l’injustice de telles
impositions. De même un prêtre est tenu de faire l’enseignement à des
catéchumènes et à sa paroisse selon le symbole de
l’Église qu’il sert, car il a été admis
sous cette condition. Mais, en tant que savant, il a pleine liberté,
et même plus : il a la mission de communiquer au public toutes ses
pensées soigneusement pesées et bien intentionnées
sur ce qu’il y a d’incorrect dans ce symbole et de lui soumettre
ses projets en vue d’une meilleure organisation de la chose religieuse
et ecclésiastique. En cela non plus il n’y a rien qui pourrait être
porté à charge à sa conscience. Car ce qu’il
enseigne par suite de ses fonctions, comme mandataire de l’Eglise,
il le présente comme quelque chose au regard de quoi il n’a
pas libre pouvoir d’enseigner selon son opinion personnelle, mais
en tant qu’enseignement qu’il s’est engagé à professer
au nom d’une autorité étrangère.
6. Il dira « Notre Église enseigne telle ou telle chose.
Voilà les arguments dont elle se sert ». Il tirera en cette
occasion pour sa paroisse tous les avantages pratiques de propositions
auxquelles il ne souscrirait pas en toute conviction, mais qu’il
s’est pourtant engagé à exposer parce qu’il n’est
pas entièrement impossible qu’il s’y trouve une vérité cachée,
et qu’en tout cas, du moins, rien ne s’y trouve qui contredise
la religion intérieure. Car, s’il croyait trouver rien de
tel, il ne saurait en conscience conserver ses fonctions ; il devrait s’en
démettre. Par conséquent l’usage de sa raison que fait
un éducateur en exercice devant son assistance est seulement un
usage privé, parce qu’il s’agit simplement d’une
réunion de famille, si grande que celle-ci puisse être, et,
par rapport à elle, en tant que prêtre, il n’est pas
libre et ne doit non plus l’être, parce qu’il remplit
une fonction étrangère. Par contre, en tant que savant, qui
parle par des écrits au public proprement dit, c’est-à-dire
au monde, - tel donc un membre du clergé dans l’usage public
de sa raison - il jouit d’une liberté sans bornes d’utiliser
sa propre raison et de parler en son propre nom. Car prétendre que
les tuteurs du peuple (dans les affaires spirituelles) doivent être
eux-mêmes à leur tour mineurs, c’est là une ineptie,
qui aboutit à la perpétuation éternelle des inepties.
7. Mais une telle société ecclésiastique, en quelque
sorte un synode d’Églises, ou une classe de Révérends
(comme elle s’intitule elle-même chez les Hollandais), ne devrait-elle
pas être fondée en droit à faire prêter serment
sur un certain symbole immuable, pour faire peser par ce procédé une
tutelle supérieure incessante sur chacun de ses membres, et, par
leur intermédiaire, sur le peuple, et pour précisément éterniser
cette tutelle ? Je dis que c’est totalement impossible. Un tel contrat
qui déciderait d’écarter pour toujours toute lumière
nouvelle du genre humain, est radicalement nul et non avenu ; quand bien
même serait-il entériné par l’autorité suprême,
par des Parlements, et par les traités de paix les plus solennels.
Un siècle ne peut pas se confédérer et jurer de mettre
le suivant dans une situation qui lui rendra impossible d’étendre
ses connaissances (particulièrement celles qui sont d’un si
haut intérêt), de se débarrasser des erreurs, et en
général de progresser dans les lumières. Ce serait
un crime contre la nature humaine, dont la destination originelle consiste
justement en ce progrès ; et les successeurs sont donc pleinement
fondés à rejeter pareils décrets, en arguant de l’incompétence
et de la légèreté qui y présidèrent.
La pierre de touche de tout ce qui peut être décidé pour
un peuple sous forme de loi tient dans la question suivante : « Un
peuple accepterait-il de se donner lui-même pareille loi ? » Éventuellement
il pourrait arriver que cette loi fût en quelque manière possible
pour une durée déterminée et courte, dans l’attente
d’une loi meilleure, en vue d’introduire un certain ordre.
Mais c’est à la condition de laisser en même temps à chacun
des citoyens, et particulièrement au prêtre, en sa qualité de
savant, la liberté de formuler des remarques sur les vices inhérents à l’institution
actuelle, et de les formuler d’une façon publique, c’est-à-dire
par des écrits, tout en laissant subsister l’ordre établi.
Et cela jusqu’au jour où l’examen de la nature de ces
choses aurait été conduit assez loin et assez confirmé pour
que, soutenu par l’accord des voix (sinon de toutes), un projet puisse être
porté devant le trône : projet destiné à protéger
les communautés qui se seraient unies, selon leurs propres conceptions,
pour modifier l’institution religieuse, mais qui ne contraindrait
pas ceux qui voudraient demeurer fidèles à l’ancienne.
Mais, s’unir par une constitution durable qui ne devrait être
mise en doute par personne, ne fût-ce que pour la durée d’une
vie d’homme, et par là frapper de stérilité pour
le progrès de l’humanité un certain laps de temps,
et même le rendre nuisible pour la postérité, voilà ce
qui est absolument interdit.
8. Un homme peut bien, en ce qui le concerne, ajourner l’acquisition
d’un savoir qu’il devrait posséder. Mais y renoncer,
que ce soit pour sa propre personne, et bien plus encore pour la postérité,
cela s’appelle voiler les droits sacrés de l’humanité et
les fouler aux pieds. Or, ce qu’un peuple lui-même n’a
pas le droit de décider quant à son sort, un monarque a encore
bien moins le droit de le faire pour le peuple, car son autorité législative
procède justement de ce fait qu’il rassemble la volonté générale
du peuple dans la sienne propre. Pourvu seulement qu’il veille à ce
que toute amélioration réelle ou supposée se concilie
avec l’ordre civil, il peut pour le reste laisser ses sujets faire
de leur propre chef ce qu’ils trouvent nécessaire d’accomplir
pour le salut de leur âme ; ce n’est pas son affaire, mais
il a celle de bien veiller à ce que certains n’empêchent
point par la force les autres de travailler à réaliser et à hâter
ce salut de toutes leurs forces en leur pouvoir. Il porte même préjudice à sa
majesté même s’il s’immisce en cette affaire en
donnant une consécration officielle aux écrits dans lesquels
ses sujets s’efforcent de tirer leurs vues au clair, soit qu’il
le fasse sous sa propre et très haute autorité, ce en quoi
il s’expose au grief « César n’est pas au-dessus
des grammairiens », soit, et encore plus, s’il abaisse sa suprême
puissance assez bas pour protéger dans son Etat le despotisme clérical
et quelques tyrans contre le reste de ses sujets.
9. Si donc maintenant on nous demande : « Vivons-nous actuellement
dans un siècle éclairé ? », voici la réponse
: « Non, mais bien dans un siècle en marche vers les lumières. » Il
s’en faut encore de beaucoup , au point où en sont les choses,
que les humains, considérés dans leur ensemble, soient déjà en état,
ou puissent seulement y être mis, d’utiliser avec maîtrise
et profit leur propre entendement, sans le secours d’autrui, dans
les choses de la religion.
10. Toutefois, qu’ils aient maintenant le champ libre pour s’y
exercer librement, et que les obstacles deviennent insensiblement moins
nombreux, qui s’opposaient à l’avènement d’une ère
générale des lumières et à une sortie de cet état
de minorité dont les hommes sont eux-mêmes responsables, c’est
ce dont nous avons des indices certains. De ce point de vue, ce siècle
est le siècle des lumières, ou siècle de Frédéric.
11. Un prince qui ne trouve pas indigne de lui de dire qu’il
tient pour un devoir de ne rien prescrire dans les affaires de religion
aux hommes, mais de leur laisser en cela pleine liberté, qui par
conséquent décline pour son compte l’épithète
hautaine de tolérance, est lui-même éclairé :
et il mérite d’être honoré par ses contemporains
et la postérité reconnaissante, eu égard à ce
que le premier il sortit le genre humain de la minorité, du moins
dans un sens gouvernemental, et qu’il laissa chacun libre de se servir
en tout ce qui est affaire de conscience, de sa propre raison. Sous lui,
des prêtres vénérables ont le droit, sans préjudice
des devoirs professionnels, de proférer leurs jugements et leurs
vues qui s’écartent du symbole officiel, en qualité d’érudits,
et ils ont le droit de les soumettre librement et publiquement à l’examen
du monde, à plus forte raison toute autre personne qui n’est
limitée par aucun devoir professionnel. Cet esprit de liberté s’étend
encore à l’extérieur, même là où il
se heurte à des obstacles extérieurs de la part d’un
gouvernement qui méconnaît son propre rôle. Cela sert
au moins d’exemple à ce dernier pour comprendre qu’il
n’y a pas à concevoir la moindre inquiétude pour la
durée publique et l’unité de la chose commune dans
une atmosphère de liberté. Les hommes se mettent d’eux-mêmes
en peine peu à peu de sortir de la grossièreté, si
seulement on ne s’évertue pas à les y maintenir.
12. J’ai porté le point essentiel dans l’avènement
des lumières sur celles par lesquelles les hommes sortent d’une
minorité dont ils sont eux-mêmes responsables, - surtout sur
les questions de religion ; parce que, en ce qui concerne les arts et les
sciences, nos maîtres n’ont aucun intérêt à jouer
le rôle de tuteurs sur leurs sujets ; par dessus le marché,
cette minorité dont j’ai traité est la plus préjudiciable
et en même temps la plus déshonorante de toutes. Mais la façon
de penser d’un chef d’État qui favorise les lumières,
va encore plus loin, et reconnaît que, même du point de vue
de la législation, il n’y a pas danger à permettre à ses
sujets de faire un usage public de leur propre raison et de produire publiquement à la
face du monde leurs idées touchant une élaboration meilleure
de cette législation même au travers d’une franche critique
de celle qui a déjà été promulguée;
nous en avons un exemple illustre, par lequel aucun monarque n’a
surpassé celui que nous honorons.
13. Mais aussi, seul celui qui, éclairé lui-même,
ne redoute pas l’ombre (les fantômes), tout en ayant sous la
main une armée nombreuse et bien disciplinée pour garantir
la tranquillité publique, peut dire ce qu’un État libre
ne peut oser: « Raisonnez tant que vous voudrez et sur les sujets
qu’il vous plaira, mais obéissez ! »
14. Ainsi les affaires humaines prennent ici un cours étrange
et inattendu : de toutes façons, si on considère celui-ci
dans son ensemble, presque tout y est paradoxal. Un degré supérieur
de liberté civile paraît avantageux à la liberté de
l’esprit du peuple et lui impose néanmoins des limites infranchissables
; un degré moindre lui fournit l’occasion de s’étendre
de tout son pouvoir. Une fois donc que la nature sous cette rude écorce
a libéré un germe, sur lequel elle veille avec toute sa tendresse,
c’est-à-dire cette inclination et cette disposition à la
libre pensée, cette tendance alors agit graduellement à rebours
sur les sentiments du peuple (ce par quoi le peuple augmente peu à peu
son aptitude à se comporter en liberté) et pour finir elle
agit même en ce sens sur les fondements du gouvernement, lequel trouve
profitable pour lui-même de traiter l’homme, qui est alors
plus qu’une machine, selon la dignité qu’il mérite.
15. Dans les Nouvelles Hebdomadaires de Bueschning du 13 septembre,
je lis aujourd’hui 30 du même mois l’annonce de la Revue
Mensuelle Berlinoise, où se trouve la réponse de M. Mendelssohn à la
même question? Je ne l’ai pas encore eue entre les mains ;
sans cela elle aurait arrêté ma présente réponse,
qui ne peut plus être considérée maintenant que comme
un essai pour voir jusqu’où le hasard peut réaliser
l’accord des pensées.
(Traduction Piobetta)
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