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Thierry Simonelli

L’Esquisse d’une psychologie scientifique (3)

Partie 1 Partie 2 Partie 3


Dans la perspective d’une représentation mécanique des processus secondaires, Freud commence par un rappel qu’il qualifie de « représentation psychologique ». Cette qualification peut étonner, dans la mesure où il s’agit justement d’un rappel des principes neurologiques de l’expérience de satisfaction.
Si l’on pose le moi d’un côté, et les perceptions de l’autre, il est utile d’expliquer comment et pourquoi le moi va s’intéresser à et suivre les perceptions. Comme les perceptions conduisent à une stimulation du système-ω, ce sont les signes de qualité, les signes de réalité émis par w qui intéressent le moi, et plus généralement, le système-ψ. L’intérêt porté à ces signes est à la base du mécanisme de l’attention.
Dans un premier temps, Freud ne se sent pourtant pas en mesure de fournir une véritable explication mécanique de l’attention et il s’en remet d’abord à l’explication biologique. L’apprentissage biologique montre que tout comportement qui se désintéresserait des signes de réalité conduirait, tôt ou tard, à une expérience de déplaisir.
Ar conséquent, le modèle du mécanisme de l’attention est celui de l’expérience de satisfaction, ou plus précisément, celui des états de désir (Begierdezustände[1]) qui se sont transformés en états de souhait (Wunsch) et d’attente (Erwartung). Ces états, qui fournissent la « légitimation biologique » de toute forme de pensée, déterminent donc également le mécanisme de l’attention. En fait, l’attention se conçoit comme la généralisation de l’état d’attente. À la seule différence que l’attention porte sur toutes les perceptions et non seulement sur celles qui correspondent, du moins partiellement, aux traces mnésiques du premier objet de satisfaction[2].
Du fait de l’apprentissage biologique, le moi connaît l’intérêt de suivre tous les signes de qualité. Si bien que la présence des signes de qualité permet même une explication mécanique de l’attention. En suivant les signes de qualité, les Qe en provenance du moi transitent vers les neurones de la perception (P).
Dans la vie quotidienne, il est courant néanmoins, que ce mécanisme d’attention n’ait pas lieu Dans ce cas, les Q de la perception se transfèrent le long des voies les mieux frayées et s’arrêtent au moment où leur force est inférieure à celle des barrières de contact rencontrées. Tel serait le fonctionnement d’une perception sans attention.
Dans le cas contraire, quand le mécanisme de l’attention est enclenché par la perception, deux processus différents peuvent se produire : la pensée observante et la pensée commune[3].
Le modèle de la pensée observante est fourni par le chercheur qui vient de faire une perception intéressante, et qui la suit pour savoir où elle peut bien le mener. Pour simplifier la description neurologique de ce processus, Freud propose de remplacer les complexes neuronaux par des neurones singuliers. Admettons avec Freud que l’ensemble de la perception se limite à un neurone. La perception et l’attention font en sorte que le neurone P est surinvesti de Q et de Qe. Cette quantité composée se propage ensuite vers les voies associatives les mieux frayées. Elle surmonte quelques barrières de contact et s’arrête quand l’importance de la quantité ne permet plus de transfert. Il faudra supposer que grâce au surinvestissement de l’attention, ce parcours associatif s’étend sur un nombre plus important de neurones et suit les voies associatives plus loin que le mécanisme associatif sans attention.
Admettons ensuite, avec Freud, que ces quantités s’arrêtent à une image mnésique. Le mécanisme de l’attention peut alors se rentamer à partir de cette image. Elle peut être surinvestie à nouveau et le cheminement associatif peut se poursuivre.
Mis à part l’intérêt plus ‘théorique’ de ce type de pensée, elle garde également un intérêt pratique. Car une meilleure connaissance de l’objet de la connaissance permet une mise en place plus rapide et plus sûre de l’action spécifique.
Reste une question importante : si le mécanisme de l’attention repose sur la présence de signes de qualité, comment expliquer le processus de la pensée observante par-delà la perception ? Si le point de départ est donné par la perception, le développement de la pensée à partir d’une image mnésique ne semble plus immédiatement pouvoir fournir de signe de réalité. Où chercher ces signes de qualité dont dépend la pensée observante ?
Freud les trouve dans les associations langagières. Les associations langagières articulent les neurones-ψ avec les neurones des images auditives qui, elles-mêmes, sont reliées à des images motrices. Si les investissements d’images mnésiques permettent des investissements ‘latéraux’ d’images langagières, la présence de signes de qualité est garantie. Grâce aux images auditives, la pensé observante acquiert un instrument de contrôle fiable et devient, en même temps, pensée observante consciente[4].
Si Lacan a essayé de nous habituer à l’idée d’un inconscient structuré ‘comme’ un langage, Freud soutient une position radicalement opposée. Le langage est le médium d’une pensée particulière, consciente ou du moins préconsciente, qui vise la connaissance[5]. Si pour Freud il y a une différence profonde entre la pensée consciente et la pensée inconsciente, c’est bien la nature langagière de la pensée consciente.
Pour Freud, le langage reste toujours la marque de la pensée consciente ou préconsciente, alors que la pensée inconsciente repose sur ces mécanismes associatifs dépourvus de tout rapport direct au langage[6].
Le langage ne permet non seulement la connaissance et la pensée observante consciente, mais il rend également possible une mémoire de ce processus de pensée. Les signes d’écoulement linguistique sont des signes de réalité « dans un certain sens [7] ». Ce sont des signes de la « réalité de pensée » et non de la réalité extérieure[8].
Si le langage permet dès lors de résoudre nombre de difficultés quant à l’explication mécanique, il apporte également une perspective nouvelle sur l’explication biologique.
Au départ, l’expression sonore opère comme évacuation motrice des tensions. Dans ce sens, elle précède l’action spécifique par la tentation de trouver une solution intérieure au besoin. Mais contrairement à l’hallucination, le cri n’est pas dépourvu de toute utilité quant à l’action spécifique. Le cri attire évidemment l’attention de la personne soignante qui mettra en œuvre l’action spécifique. Il s’ensuit que le cri s’intègre rapidement à l’action spécifique sur le plan de la communication[9].
Allant plus loin, le langage intervient également dans la pensée du jugement. Le jugement scinde l’objet original en une partie inassimilable – la chose –, et une partie compréhensible – le prédicat. Nous avions vu que le prédicat est compréhensible dans la mesure où le moi parvient à le reconstituer du fait de ses propres images mnésiques, issues autant des organes des sens que de la proprioception des mouvements du corps.
Remarquons au passage que Freud nuance tout de même le rapport entre le mécanisme de l’attention et le langage. Le risque de déplaisir est soit absent, soit tellement faible dans la pensée connaissante sans investissement de souhait que les erreurs ne conduisent pas à une véritable expérience de déplaisir. Ainsi, il peut se faire qu’un processus de pensée connaissante ne s’accompagne pas à tous les moments de représentations langagières. C’est d’ailleurs, précise Freud, le cas le plus fréquent. Et c’est encore ce qui explique les Einfälle, les idées qui viennent à la conscience[10].
En conséquence, il faudra distinguer deux types de pensée : la pensée connaissante avec signes langagiers (consciente) et la pensée connaissante sans signes langagiers (inconsciente). La pensée connaissante avec signes langagiers représente la forme supérieure et le mode le plus sûr de la pensée.
Les processus partiellement conscients et partiellement inconscients permettent enfin d’expliquer un troisième type de phénomène, qui se manifeste dans les symptômes hystériques. À certaines occasions, un processus de transfert de Qe peut passer à proximité d’un investissement latéral. Freud cite, à titre d’exemple, un investissement de but ou un investissement d’affect. Un tel investissement aurait comme effet d’attirer, de dévier ou d’arrêter les Qe en mouvement et d’interdire ainsi les innervations langagières. Ce serait une autre manière de rendre un mouvement de pensée inconscient.
Dans la perspective du langage, il est possible de distinguer deux types objets différents : les objets qui font crier, et les objets qui émettent des sons eux-mêmes.
Les objets qui font crier sont les objets de douleur. Par voie de frayage, cette expérience de douleur conduit à une association de l’objet et du cri. Ainsi, l’objet douloureux devient le premier objet nommé et par conséquent le premier objet susceptible d’une remémoration consciente[11]. Il s’en faut de peu désormais, rajoute Freud, pour inventer le langage. Du point de vue biologique, le langage correspondrait donc à l’expérience de douleur Du fait de l’association au cri, cette image mnésique permet également de diriger l’attention vers la perception de l’objet et de mieux prévenir la rencontre avec de tels objets.
Les objets qui émettent des sons ont comme effet des frayages où les sons s’intègrent au complexe perceptif. Grâce au travail du jugement, et grâce au mimétisme primitif, il devient possible, dès lors, de reconstituer les images motrices de ces complexes. Avec cette reproduction s’initie la parole et la communication. Ces objets – Freud pense évidemment à la mère, ou la personne soignante en premier lieu – constituent le deuxième type d’objet à permettre une mémoire consciente.
Étant donné les fonctionnements et les fonctions de la pensée « observante ou connaissante [12] », il ne reste plus à Freud que d’en fournir une explication quantitative.
D’une part, les perceptions qui donnent lieu au mécanisme de l’attention sont surinvesties. Elles le sont en fait de l’addition de l’investissement de base des neurones-ω, des Q en provenance de φ au moment de la perception, et de l’investissement de Qe en provenance du Moi, par le biais l’attention.
Le processus ou le mouvement de la pensée suppose, tout à fait au contraire, des Qe nettement plus faibles. Il y a deux bonnes raisons à cette différence : le moi ne saurait évidemment sacrifier trop de ses propres Qe sans s’appauvrir et ainsi rendre problématique le maintien de ses fonctions. Des Qe en mouvement, en quantité trop importantes, risqueraient d’emprunter plusieurs voies de frayage à la fois, ce qui rendrait la pensée soit impossible, soit trop difficile à mettre en œuvre. Ces deux raisons amènent Freud à supposer que la pensée connaissante requiert en même temps des investissements importants des neurones P et opère en même temps avec des transferts de Qe de moindre importance.
Les deux réquisits peuvent être expliqués par une notion nouvelle : celle de la liaison. L’explication quantitative de la pensée connaissance doit supposer une Qe investie dans un neurone, et se trouvant dans un état lié. Un tel état permettrait en même temps un investissement important et un niveau de transfert faible. On pensera évidemment à ce que Freud désignera plus tard de « viscosité » de la libido.
L’état lié ne semble d’ailleurs pas trop difficile à expliquer sur un plan mécanique. D’après Freud, elle tiendrait au fait de l’investissement parallèle des neurones avoisinants, qui exercent donc leur force d’attraction et donnent au moi une cohésion interne supérieure à l’investissement d’un neurone simple et détaché. De ce fait, il faudra également supposer que les neurones de la perception investis par le moi sont intégrés au moi pendant la période de l’investissement. Et c’est en tant que parties du moi, que les Qe peuvent intervenir dans l’état lié.

Je ne suivrai pas Freud dans les spéculations sur le déplaisir occasionné par les erreurs de logique. À relire l’Esquisse, il n’est pas difficile de comprendre l’interprétation rétrospective de Freud l’attribuant à un moment de folie ou de fièvre. Assurément, l’idée de construire un système de psychologique, incluant l’ensemble des phénomènes psychiques normaux et pathologiques, sur la base de deux principes neurologiques physicalistes semble étonnante.
Comme nous l’avons vu dans notre relecture du texte, Freud ne cesse de revenir sur ses principes, sur les lois et les règles établies au départ comme lois naturelles. Il ne cesse de multiplier les lois, les règles, les mécanismes et même les supports matériels de sa « machine ». Nous avons vu également dans quelle mesure, cette « machine » ne cesse de se heurter aux limites et impossibilités de l’explication mécanique, que ce soit par la nécessité de l’intervention extérieure ou par l’apprentissage et l’expérience dans le temps.
Partant de l’explication mécanique qui seule permettrait de construire un machine psychique en accord avec les principes de départ, Freud ne s’arrête jamais à la présence de cette autre personne qui intervient pourtant aux moments les plus essentiels du fonctionnement de la machine. La seule concession non-mécanique qu’il accorde à la construction de ce premier « appareil psychique » consiste dans l’explication biologique ; soit l’ensemble de ces expériences qui rendent compte de la dimension diachronique du psychisme. Cette dimension qui était devenue de plus en plus patente dans l’expérience clinique de Freud.
Comment lire ce texte, dès lors ?, un texte qui tente de rendre compte, en premier lieu, des défenses hystériques, mais qui s’inscrit en même temps dans le contexte d’une expérience clinique à l’abri du transfert ?
La mise à l’écart du transfert, que Freud avait pourtant déjà constaté et commenté, n’est pas seulement patente dans la position de l’investigateur qu’il adopte auprès de ses patients. Elle se retrouve tout autant à la base de la conception mécanique du psychisme. Car rendre compte des processus psychiques à l’aide d’explications mécaniques ou, à défaut, « biologiques » pour scotomiser l’enchevêtrement relationnel dont Freud rend compte dans la dernière partie des Études sur l’hystérie, revient à une élimination systématique de la présence des patients et de la relation patient-thérapeute. L’idée même du système, avec ses principes de base, ses constructions aprioriques, et ses déductions tient de la même position contre-transférentielle.
Il est intéressant de noter dès lors combien d’interprétations psychanalytiques de cette Esquisse ont justement tenté de rétablir le système de Freud, à grand renforts de neurologie, de philosophie du langage ou de sociobiologie.
Du point de vue clinique, l’aspect le plus intéressant du système freudien consiste justement dans les innombrables failles que son auteur y a laissées. C’est l’aspect incohérent et fragmentaire qui permet à Freud d’entendre chez ses patients ce qui ne s’intègre pas dans le système théorique. C’est la petite ou grande porte de l’incohérence qui permet à la psychanalyse freudienne d’aussi être autre chose qu’une simple théorie de plus sur le sujet.
Pour reprendre la terminologie freudienne, nous pourrions distinguer entre les rouages et la machine elle-même. Or, si nous évaluons l’apport de l’Esquisse de cette manière, nous voyons d’emblée que la quasi-totalité des rouages a été reprise dans la suite de l’œuvre freudienne, mais que la machine n’y sera plus présente que par quelques idées éparses au sein des diverses constructions d’« appareils psychiques ».
Si nous reprenons et complétons la liste de Ernest Jones[13], nous pourrions énumérer les rouages de l’Esquisse de la manière suivante : principes d’inertie et de constance, processus primaires et secondaires, satisfaction du souhait, satisfaction hallucinatoire et réelle des souhaits, critères de réalité, fonction inhibitrice du moi, énergie mobile et énergie liée, séparation des fonctions de la perception et de la mémoire, signification de la parole, pensée comme action à titre d’essai, traumatisme et douleur comme stimuli excessifs, écran protecteur contre ces derniers et attention des investissements aux irruptions, absence d’écran contre les stimuli intérieurs, signaux de déplaisir au lieu de doses complètes, rêves comme satisfactions hallucinatoires de souhaits, régression, distorsion, parallélisme des rêves et symptômes névrotiques, signification de l’attention, investissements, désinvestissements, défenses primaires, secondaires. Pour ce qu’il en est de la machine, nous ne trouvons que la répartition du psychisme en différentes instances, les systèmes perception-conscience, les systèmes du moi et de l'inconscient (ψ), les défenses normales et pathologiques.
Dans la perspective de l’évolution de la pensée freudienne, l’Esquisse semble donc moins intéressante par son côté systématique que par l’extraordinaire richesse de ses pensées fragmentaires. L’Esquisse s’inscrit dans le droit fil de l’étude sur les aphasies et de la première conception des psychonévroses de défense avec leur conception du parallélisme psychophysique. Freud y avait en effet proposé de concevoir les processus inconscients non comme des phénomènes psychiques mais comme des phénomènes physiologiques.
Peut-être n’était-il pas si évident pour Freud d’étendre le concept du psychique à des processus inconscients. Et tout me porte à croire que dans ses premiers textes, Freud semble utiliser le terme de psychique comme synonyme de conscient. L’explication des phénomènes inconscients reste donc un desideratum de l’approche freudienne à cette période dans la mesure où il ne peut pas la concevoir directement à partir de son expérience clinique.
En fin de compte, l’Esquisse se présente comme un mélange des genres : un mélange de la compréhension psychologique des phénomènes psychopathologiques et de leur explication physiologique. C’est la raison pour laquelle, malgré les principes neurologiques annoncés au début de l’Esquisse, ceux-ci reposent d’abord sur des découvertes cliniques. La notion même de quantité s’est imposée à Freud dans son expérience clinique et n’était pas déduite de la neurophysiologie. Il serait donc faux, à mon avis, de voir dans l’Esquisse une tentative de déduction de la psychologie à partir de la neurologie.
À l’inverse, il me semble tout aussi faux de penser que l’Esquisse ne représenterait qu’une simple ‘traduction’ de l’expérience clinique en langage neurologique. Plusieurs raisons s’opposent à cette lecture : d’une part, dans la mesure où l’Esquisse se présente comme une tentative d’explication des phénomènes observés, elle ne peut pas se limiter à une simple traduction des observations cliniques. D’autre part, les spéculations neurologiques de Freud ne suivent pas simplement ses données cliniques, mais elles les ordonnent encore et les articulent suivant le modèle de l’appareil psychique que Freud construit.
Enfin, il semble souvent difficile de séparer nettement l’expérience clinique de la spéculation neurologique dans la mesure où dans la pensée de Freud, les deux entrent régulièrement dans un rapport dialectique où la pratique informe la théorie, et la théorie, à son tour, ordonne la pratique.



[1] Le Duden définit la Begierde de la manière suivante : « auf Genuss u. Befriedigung, auf Erfüllung eines Wunsches, auf Besitz gerichtetes, leidenschaftliches Verlangen ». C’est-à-dire : une demande ou une revendication passionnée de jouissance et de satisfaction, de satisfaction d’un souhait, ou orientée par la possession.
[2] « L’attention consiste alors dans l’établissement de la situation psychique de l’état d’expectation aussi pour de telles perceptions qui ne correspondant pas partiellement aux investissements du souhait. » GW, Nachtragsband, p. 452.
[3] En allemand : « das beobachtende Denken » et « das gemeine Denken ». GW Nachtragsband, p. 454.
[4] GW, Nachtragsband, p. 456.
[5] « Wir merken, dass die hier beschriebene Art des Denkens zum Erkennen führt. » (« Nous remarquons que le type de pensée décrit ici mène à la connaissance. », GW Nachtragsband, p. 455.)
[6] Il semble assez étonnant qu’une théorie psychanalytique qui met en avant le langage comme fondement du fonctionnement psychique inconscient puisse en même temps se réclamer de Freud. Quoi qu’il en soit des interprétations philosophiques subtiles du mot d’esprit, Freud lui-même n’est jamais vraiment revenu sur sa distinction initiale entre conscient et inconscient en rapport au langage. Voir, à ce propos : Traumdeutung, GW 2/3, p. 580, 622 ; « Formulierungen über die zwei Prinzipien des psychischen Geschehens » (1911), GW 8, p. 233 ; « Das Unbewusste » (1915), GW 10, p. 299 ; Das Ich und das Es (1923), GW 13, p. 247 ; et Abriss der Psychoanalyse (1940), GW 17, p. 84.
[7] GW Nachtragsband, p. 463.
[8] Ibid.
[9] Verständigung, GW, Nachtragsband, p. 457.
[10] GW, Nachtragsband, p. 464.
[11] GW, Nachtragsband, p. 457.
[12] GW, Nachtragsband, p. 463.
[13] Ernst Jones, The Life and Work of Sigmund Freud, vol 1, New-ψork, Basic Books, 1953, p. 392.

 

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